Le mur de l’Atlantique

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Les îles des pertuis charentais, Ré et Oléron, prennent part au dispositif militaire du « mur de l’Atlantique » imaginé par les Allemands, de la Norvège à l’Espagne contre un éventuel débarquement de forces alliées venant de l’ouest. Une trentaine de sites de défenses voient le jour sur Oléron. Ils sont bâtis dès 1942 par des travailleurs, salariés ou réquisitionnés, Oléronais, Charentais, Vendéens et des prisonniers de guerre étrangers, notamment des Russes. C’est l’Organisation Todt, qui a standardisé le plan des bunkers et planifié leur construction. Les entreprises locales, en déficit d’activité, également participent à leur élaboration.

Le mur de l’Atlantique structure autour de grands ouvrages dont la défense rapprochée est assurée par des petits abris, dans l’idéal bétonnés, mais qui peuvent être simplement un encuvement, à même la dune, protégés par des rondins de bois.

La défense rapprochée du site est à deux dimensions.

La Cotinière

Dans une logique de maillage multi-échelle, ces petits ouvrages protègent les plus gros, eux-mêmes ayant un rôle de défense élargi: la protection de l’accès naval à la base des sous-marins de La Pallice (La Rochelle) au nord et à l’estuaire de la Gironde au sud.



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